Le Cahier de culture générale 2009
La culture générale… L’inépuisable culture générale… Le riche fourre-tout, le magasin des curiosités, la bibliothèque des raretés ou l’inventaire de l’ordinaire… Tout savoir sur ceci, être incollable sur cela ! Partir rassuré dans les dîners en ville, et ne jamais rester entre deux bouchées bouche bée, ou bien demeurer coi, parce que l’on ignore qui est Chrétien de Troyes. Le dernier prix Goncourt ? Facile… Et ce Titan, le frère d’Atlas, qui rapporta aux hommes le feu vital… Ah, voyons, quel est son nom ?... Et là, devant l’assistance médusée, vous annoncez : Épiméthée. Vous venez de vous tromper ! Discrètement, on vous susurre : Ne serait-ce pas plutôt son frère ? Alors, vous répondez : Mais si, bien sûr, et ma langue a fourché ! C’est Prométhée ! Vous faites des envieux ! Ce n’est pas tous les soirs qu’on côtoie un familier des dieux !
Quittons, voulez-vous, ces clichés du savoir étalé en culture comme la confiture… La culture générale, à quoi bon ? Mais voyons ! Bon, et bonne à tout ! Bon atout : elle tisse sans cesse avec tous nos semblables des liens qu’il nous suffit de multiplier en lisant, en cherchant ici où là, en enquêtant, en accumulant, en compilant… Mille et mille éléments en réserve, quelle que soit la conversation qui s’engage, on se sait poussé vers l’autre non par la culture de la prétention mais par celle de la communication, fille de la passion. On devient l’insatiable quêteur, le collectionneur de nouveautés, soucieux de bien arrimer tous les bagages de la pensée, afin que les voyages en sympathie ne tournent court, au bord des falaises du silence.
Bon séjour chez les dieux de la Grèce, ou bien dans les musées. N’oubliez pas – surtout – les détours vers l’humour, la compagnie des bêtes, la paix des plantes, les belles lettres charmantes, et la halte bénie dans l’amour de la vie.
Allez ! En route ! Chouchoutez votre esprit, comblez votre mémoire, sans faire de jaloux, enrichissez-vous !
Le Cahier d'histoire du monde
L’Histoire du monde en un cahier ! Quelle ambition démesurée ! Certes, mais sans ambition, sans démesure, on ne voit, du monde, qu’un abrégé ; on ne sait qui vécut ici où là ; et pourquoi s’élèvent ces colonnes au sommet des collines, pourquoi la mer à Marathon dans le couchant se teinte encore aujourd’hui de perles pourpres, comme une pluie ; on ignore que tous nos chemins viennent de Rome, que nos destins ont pris la mer – qui étions-nous, ou qui étaient nos pères ? pirates ou corsaires ? riches marchands des océans ? ou trafiquants ?...
On peut s’imaginer le fusil en bataille, criant « Chargez ! », le corps tremblant comme un tambour, et dans la tête les trompettes de la renommée, et puis tomber, tomber en terre où l’ombre d’un bicorne ramène à leurs justes frontières les conquêtes passées. On peut émigrer chez l’oncle Sam, aller plus loin et trouver l’or, le vrai trésor, dans la pensée de Confucius… Douleur, le cœur se déchire dans l’incessant roulis du bateau qui conduit sans colère vers la terre étrangère l’entravé pour toujours. Qui est-on ? L’acheteur ? L’acheté ? L’Histoire du monde n’est que l’Histoire de soi, en différé. On est tout à la fois dans les mêmes tranchées et dans la même peur. Deviendra-t-on plus sage ? Peut-être… L’Europe réconciliée écrit ses pages, prudente, soucieuse de sa mémoire, car l’ignorance du passé rend l’avenir aveugle.
L’Histoire du monde en un cahier, ce sont mille départs vers les amonts du présent, mille occasions d’aller plus loin dans la grande arborescence de ce qui donne son sens à l’instant que l’on vit, l’instant précis où vous lisez, par exemple, les derniers mots de cette introduction, gagné par la certitude que dans tout ce qui suit, c’est de vous qu’il s’agit…
Partez, dans la seconde, à la conquête du monde !
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Le Cahier d'histoire de France
Vos rubriques régulières
L'Histoire, c'est l'imprévisible, l'imprévu, la surprise et l'étonnement. Mais ce peut être aussi le récurrent, le retour d'événements qui se ressemblent, ou bien, dans le cas présent, des rubriques qui apparaissent régulièrement au fil des chapitres. En voici cinq qui vous permettront de vous prendre pour Charlemagne ou Napoléon, de mettre vos méninges à l'épreuve des dessins, de jouer les enquêteurs de l'Histoire, les champions de la mémoire, ou bien de débusquer, dans des chroniques, l'anachronique.
Vous entrez dans l'Histoire.
Régulièrement, tout au long de ce cahier, vous allez changer de visage, changer de taille, de vêtements, de chaussures, bref, changer d'allure - une aubaine ?... Et surtout, vous allez changer d'époque. Bref, vous allez entrer dans l'Histoire ! Vous allez devenir, réellement (allons, faites un petit effort !) un personnage historique, vous glisser dans ses pensées, dans sa vie, affronter avec lui des problèmes politiques, économiques, prendre des décisions sous forme de questionnaire à choix multiple - toutes les grandes décisions, quelles qu'elles soient, prennent d'abord la forme d'un QCM. Alors, prêt ? Vite, dans les pages qui suivent, choisissez, embrassez qui vous voudrez.
Le rébus du siècle
Le mot rébus est une déclinaison du mot latin res, et signifie : des choses, c'est-à-dire des dessins, des formes pour remplacer les lettres d'un mot. Votre esprit vif, votre imagination, votre sens de l'humour n'auront aucun mal à débusquer derrière la petite procession d'images, le personnage caché. C'est un moyen facile de vérifier que vous possédez sans aucun doute, les trois qualités citées auparavant - prenez bien votre temps.
L'énigme du jour.
Des faits, des jours anciens et des lieux sous vos yeux. Et votre mémoire qui se met en quête. Est-ce un tueur, un personnage haut en couleur ? Vous le saurez tout à l'heure.
La date mystère
Une seule date suivie d'un point d'interrogation. Et cette question qui vous vise personnellement : Que s'est-il passé ce jour-là ? Vous savez, ou vous ne savez pas. Mais, la réponse vue, si on vous le demande une deuxième fois, vous le saurez ! C'est l'un des avantages de ce cahier.
Chronique de l'anachronique
Un récit court, avec de vrais personnages de l'Histoire, un épisode qui a pu être vécu, mais parfois, des légumes ou des objets qui, eux, ne devraient point se trouver là puisqu'à l'époque, ils ne sont pas encore nés. On les appelle des anachronismes. Repérez-les, et vous aurez gagné !
Le Cahier de culture générale 2008
Introduction
La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié !
La culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale…
La culture, c'est comme les parachutes : quand on n'en a pas, on s'écrase…
Alors, pas de temps à perdre : il me faut un parachute ! Et même plusieurs : un pour l'histoire, un autre pour la géographie, un troisième pour l'art, un quatrième pour l'astronomie, un cinquième pour la zoologie, un sixième pour la médecine, un septième pour la botanique, un huitième pour les mathématiques, un neuvième pour les sciences et techniques, un dixième pour le sport et l'actualité…
Et deux autres pensées éclairées et élevées à la fois :
La première est d'André Malraux : La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert !
La seconde a été imaginée par un gourmand de tout : La culture, c'est comme la confiture, plus on en a, plus on se régale !
Bon vol, ou bon survol de la culture – et bon repérage des zones arides à réensemencer…
Le Cahier de lettres et langue française
Amoureux !
C'est le printemps, et me voici tout printanier ! Me voici avec en tête une idée fixe : aimer ! Aimer celle qui m'attend quelque part, sans le savoir, mais qui, dès qu'elle me verra, j'en suis sûr, s'enflammera pour mes yeux ronds et mon joli menton !
Et même si mai s'en est allé, même si on entre dans l'été, c'est le printemps sur toute la terre puisque j'y cherche ma moitié !
Pour lui plaire, il faut que je pare mon savoir, que je décore mes paroles, que je brille à ses yeux. De belles phrases, de beaux textes et de la correction dans le langage, des poèmes, des petits problèmes de grammaire que je lui poserai afin de la distraire… Et tout ce qui peut séduire dans la littérature. Bref, me voici en pleins transports amoureux. En route et en voiture !
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